Le mot Cœur est vilain et brutal,
Mais, à sang, ciel qu’il peut faire mal !
Si petit, si fragile lorsqu’il s’emballe,
Il aime, il haïs, cruel sentiment vital.
Qu’il soit vide, de glace ou de pierre,
Grand cœur mis à nu que l’on perd,
Il est tard, ce soir, et le mien me serre,
J’ai des maux à cracher, complexe viscère.
Un cœur ne cicatrise pas lorsqu’il est mis à mal,
Il saigne sur les autres qui pensent panser cette opale,
Les amours le blessent toujours et le rendent ô si pâle,
Le mien essuie ces larmes comme un grand et en perd son ovale.
Joli surnom que l’on s’attribue tout fier,
Inconscient reproche que l’on peut faire,
Car mon Cœur, tu me fais vivre un enfer,
Je t’aime, j’ai peur, je meurs si je te perd.
Pensif, j’écris en silence en cette nuit glaciale,
Je sens mon cœur vouloir se la jouer matinal,
Je scrute les heures indifférentes qui cavalent,
Sous ma plume amoureuse, 2H34 me regarde puis détale.
Aimer avec raison revient à un amour prospère,
En revanche, aimer avec le cœur mène aux galères,
J’aime de tout mon cœur… quand les sentiments opèrent !
Suis-je à sens unique en dedans ? Mal aise éphémère.